Le message du Trésorier régional à l'occasion de Noël 2014

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Message du Président de Région de juin 2013



Chers amis,

Il a tardé à montrer le bout de son nez mais il se profile et quoiqu'il advienne dans le ciel, le calendrier nous dit "C'est l'été !"

Il y a, comme cette année le printemps, sa douceur, ses couleurs, des réalités qui passent sans qu'on les voie vraiment passer. Il y a des attentes de jours ensoleillés qui s'éternisent quitte à décourager parfois même les plus téméraires.

Le temps pour autant s'arrête-t-il ? L'espoir pour autant s'éteint-il ?

Lorsque la réalité des jours ne correspond pas totalement à leur identité climatique, des choses se passent, des événements se vivent.

A la veille de l'été, l'Eglise Protestante Unie de France a vu le jour. On en parlait depuis longtemps, on la préparait et la voici, nouvelle identité, nouveau visage. Cinq siècles après la Réforme elle nous est donnée et nous nous la donnons. Joie de l'Union, Reconnaissance pour le chemin parcouru, Confiance pour vivre en son sein et avec elle au coeur du monde la mission que le Christ nous confie.

A la veille de l'été, de nouvelles régions de l'EPUdF ont vu le jour. Au sein de la région Nord-Normandie on en parlait depuis plusieurs synodes, on se préparait à ce changement et la voici, nouvelle région, nouveau visage nord- normand élargi à l'Oise, à la Marne et aux Ardennes. A la naissance de l'EPUdF, elle nous est donnée et nous nous la donnons. Joie de la Rencontre, Reconnaissance dans l'accueil mutuel, Confiance pour trouver maintenant au fil des jours, des mois, des saisons le rythme commun de la marche pour témoigner ensemble de l'Evangile libérateur, du Christ Sauveur.

A la veille de l'été : bienvenue aux collègues qui nous rejoignent, et que nous rejoignons, bienvenue aux frères et soeurs qui vivent ce changement de repères et sont désormais associés aux projets de notre région et plus particulièrement, de par sa proximité, à la réalité de vie du consistoire Hainaut-Picardie.

Il y a devant nous maintenant à vivre les temps de rencontres comme autant de moments où les liens vont se tisser, les solidarités se construire car il faudra ce temps pour penser ensemble, construire ensemble, vivre ensemble cette nouvelle région avec sagesse, humilité et patience.

Il n'a pas fait un temps de printemps disons-nous, et pourtant ce qui, en Eglise devait germer et voir jour, a germé et vu le jour. L'EPUdF et notre nouvelle région font parties de ces réalités attendues maintenant réalisées (même si des étapes restent à vivre, des adaptations à trouver).

Fera-t-il un temps estival ? Quoiqu'il en soit il y aura dans la vie de nos Eglises locales, dans nos vies agitées, ce temps d'été habituellement temps de pause offert au ressourcement, au renouvellement des forces. Profitons pleinement de ce temps nous préparant ainsi à la reprise de nos activités, de nos réflexions, de nos rencontres.

C'est alors régénérés que nous vivrons l'automne portés par la bénédiction de Dieu et sûrs de la présence du Christ, bon Berger à nos côtés sur les chemins de vie qu'il nous sera donné d'emprunter.

Certains diront "l'automne c'est la saison du brouillard, des incertitudes, des pas hésitants..." Peut-être dans la mémoire collective, les clichés, et alors ? Croyons que le temps qui passe quel qu'il soit, n'a jamais la force d'éteindre l'espoir que Dieu met dans notre coeur ?

Au rythme de la Foi partagée et proclamée, l'EPUdF et notre nouvelle région sont invitées, exhortées à être visage d'une Eglise de Témoins prêts à s'engager ensemble pour vivre dans la confiance chaque saison de la Vie. Pour dépasser les aléas du temps vivons pleinement ce que nous chantons si souvent :

Comptons les bienfaits de Dieu Mettons les tous devant nos yeux Nous verrons, en adorant, Combien le nombre en en grand !

Un été riche des bienfaits de Dieu offerts au fil des jours, à chaque étape du chemin avec je l'espère pour tous un été digne de son nom : ensoleillé et bienfaisant !

Amitiés fraternelles en Christ.

Pr Olivier FILHOL 

Message du Président de Région d'avril 2013

Désert ou "Dessert" ?


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L’Eglise a défini le temps qui précède la Passion, le Carême, à partir de l’expérience des 40 ans d’un peuple, Israël, au désert marchant vers la Terre Promise que Dieu lui donne et celle des 40 jours d’un homme, Jésus, au désert cheminant vers la mission que Dieu lui confie.
C’est ainsi que le Carême est devenu trop souvent un désert sans "dessert" !


Un peuple au désert : parce qu’appelé à y être par Dieu, parce que libéré de l’esclavage,parce qu’en marche vers la promesse. Mais au désert le peuple est surtout invité à grandir dans sa confiance en Dieu. Et c’est bien là que se trouve le cœur de son épreuve, la faim, les idoles, la mort...
Mais au désert Dieu entend les SOS lancés par son peuple et le désert fleurit des signes de la Grâce, l’eau jaillit du rocher, la manne se ramasse tel un dessert en abondance, la loi est donnée au Sinaï, autant de signes qui ont l’odeur de la promesse, la couleur du lait, le goût du miel !
Un peuple au désert qui éprouve la faim, teste son vivre ensemble, découvre son Dieu, un peuple au désert mais non privé de "dessert" !
Un homme au désert : parce que l’Esprit de Dieu l’y conduit, parce qu’appelé à une vocation, parce que la solitude y sera pour lui temps de maturation. Mais au désert "affaibli" par un jeûne de 40 jours, cet homme va vivre les tentations inhérentes à la vie en Humanité, la faim, la responsabilité face au danger, la quête du pouvoir. Au désert Dieu n’abandonnera pas son Fils qui puisera alors dans la Parole les réponses au tentateur et les résistances à la tentation.
Au désert Dieu manifeste pleinement son amour paternel en envoyant ses anges servir celui qui a résisté et qui est déjà en prémices victorieux du tentateur.
Jésus au désert qui éprouve la faim, la résistance au chantage et au pouvoir et qui voit les anges le servir, un homme au désert mais non privé de "dessert" !
L’Eglise en Carême : parce que devant toujours mieux se connaitre et reconnaitre Dieu présent dans son quotidien, parce qu’appelée à être témoin d’un mystère qui ne se justifie pas mais qui s’accueille, parce que confrontée à toutes les tentations de ce monde et invitée à y répondre en traduisant pour aujourd’hui la Parole. Mais durant le Carême Dieu veille à combler l’Eglise de sa Grâce, Il la nourrit de sa Parole, fait grandir son goût pour la communion, élargit l’espace de sa tente et lui donne d’accueillir celui qui frappe.
L’Eglise en Carême qui éprouve la faim de justice, la difficulté à donner toute autorité à Dieu, les méandres des chemins de réconciliation.
L’Eglise en Carême qui ressent le besoin d’énoncer une Promesse de Vie, une Bonne Nouvelle mais qui ne trouve pas toujours les mots pour apaiser les maux.
L’Eglise en Carême qui demeure au bénéfice de la bénédiction de Dieuet qui ne doit pas oublier d’accueillir la manne que le Seigneur lui donne.
L’Eglise en Carême, au désert oui mais non privée de "dessert" !
Bon et beau chemin vers Pâques !

Pr Olivier FILHOL