Les cinq piliers du Protestantisme : Les Cinq" solae" sont cinq formules en latin qui forment les cinq piliers du protestantisme, autrement dit, il s'agit des cinq principes sur lesquels repose le salut de l'homme.

extrait en partie de Wikipedia, 15 août 2013

  • sola scriptura : l'écriture seule
    • L'un des lieux où retentit le message chrétien est par excellence le culte qui rassemble la communauté chrétienne autour de la prédication dans un environnement de cantiques et de louanges inspiré des Psaumes. Or cette prédication puise son inspiration dans une tradition  qui est celle de la lecture et du commentaire de la Bible.
  • sola fide : par la foi seulement
    • Si l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres, ce qu'il fait,  il lui est donc simplement demandé d'avoir confiance en Dieu : c'est la foi qui vient toujours par la médiation de la Bible (Romains chapitre 10 verset 17.)
  • sola gratia : par la grâce seulement
    • Cette devise qui caractérise la Réforme de Luther signifie d'abord que l'homme n'est pas sauvé par ses œuvres morales ou pieuses. En fait Luther désire instaurer une relation de confiance avec Dieu et non plus une relation basée sur la peur et la culpabilité. La Sainte Cène célébrée périodiquement lors des cultes à côté de la prédication rappelle simplement que Dieu est un amour présent et réel dans le geste concret de son fils qui se donne pour le salut des hommes. Tout commence par cette initiative d'amour, cette main tendue. À cette époque en effet dominait la crainte de l'enfer et du jugement divin encouragée par certains prêtres peu scrupuleux de l'institution romaine. Paul Tillich, interprète de Luther, dira : « C'est cette grâce qui me réconcilie avec moi même, avec les autres et le monde (Nature) et avec Dieu. » L'éthique sera une réponse à cet amour premier.
  • solus Christus : Christ seul
    • Luther pense qu'il existe dans la Bible un noyau central interprétatif et qui est une fidélité à ce que les Évangiles et les Épîtres disent de Jésus-Christ, et qui rejoint les grandes affirmations du symbole des apôtres et des confessions de foi reconnues telle la confession d'Augsbourg. Et le prédicateur enraciné sur cette parole symbolique, et participant à la société et la culture de son temps, prendra le risque d'analogies, métaphores et corrélations qui font de lui un homme de compassion.  Les pasteurs sont formés à leur tâche de prédicateurs bibliques et d'animateurs de la liturgie.

  • soli Deo gloria : À Dieu seul la gloire
    • À Dieu seul la gloire signifie qu'aucun culte n'est rendu à un être humain, mort ou vivant, ni à un objet, ni à un symbole, même sacré.

Sur les vitraux du temple de Reims :

extraits de Wikipedia, 31 juillet 2013

Guillaume Farel (1489-1565)

Issu d’une famille de notables, Farel part étudier à Paris à l’âge de 20 ans, fréquente Lefèvre d’Étaples au collège du Cardinal-Lemoine, et fait partie du cénacle de Meaux, réuni par l’évêque Guillaume Briçonnet qui lance une expérience évangélique dans les années 1519-1525.

Après la condamnation par la Sorbonne, il prêche avec ferveur dans le Dauphiné et en Suisse. Il se rend notamment à Zurich, chez Ulrich Zwingli, et Strasbourg, chez Martin Bucer. Il prêche la foi protestante à Neuchâtel en 1530, puis dans le pays de Montbéliard.

En 1530, également il prêche à Orbe où il rencontre un jeune homme, Pierre Viret, il repère sa foi dans les nouvelles doctrines et prendra soin de lui. Pierre Viret, à son exemple, deviendra un des grands réformateurs de cette époque. Pierre Viret, Guillaume Farel, Théodore de Bèze et Jean Calvin sont les principaux acteurs de la réforme, tant en Suisse qu’en France. Pierre Viret est le seul réformateur d’origine romande.

Il s’établit à Genève en 1532, y devient ministre du culte, et y attire Jean Calvin, avec lequel il installe la réforme protestante dans cette ville : mais il ne tarde pas à se brouiller avec Calvin, à l’occasion de disputes sur la cène. Il est banni de Genève en 1538 pour son rigorisme excessif et se retire à Neuchâtel.


Ulrich Zwingli (1484-1531)

Ulrich Zwingli est un réformateur religieux suisse. En étudiant la Bible, indépendamment de Martin Luther, il arrive à des conclusions analogues et cela dès 1516 — c'est-à-dire un an avant Luther. C'est tout du moins ce qu'il a toujours prétendu.

Très présent dans la société, il est un des principaux artisans des différentes tentatives de convertir, y compris militairement, la Suisse à la Réforme. En 1523, il parvient à faire adopter la réforme au canton de Zurich, premier canton à le faire. Il est, depuis Zurich, à l'origine des Églises réformées de Suisse alémanique, tandis que Guillaume Farel et Jean Calvin sont les principaux réformateurs en Suisse romande. Il est, aujourd'hui ,'une des principales sources d'inspiration des Églises réformées, et notamment du protestantisme libéral.

Après un ministère fructueux à Glaris et à Einsiedeln, où il combattit la mariolâtrie, Zwingli fut appelé comme prédicateur à Zurich. Logicien rigoureux, il alla plus loin que Luther. Tout ce qui n'était pas positivement enseigné dans l'Écriture sainte devait être aboli à ses yeux. La Cène n'était qu'un mémorial et le Christ n'y était pas présent. Les images traitées d'idoles furent enlevées des églises. Rien ne restera plus de l'ancienne liturgie.


Théodore de Bèze (1519-1605)

Théodore de Bèze est né à Vézelay en Bourgogne en 1519. Il fait des études littéraires et juridiques à Orléans et Paris. Il s'intéresse vivement aux idées réformées tout en initiant une brillante carrière d'homme de lettres. C'est une grave maladie qui l'amène à la Réforme (1548).

Il est alors contraint à l'exil et devient professeur de grec à Lausanne, puis professeur de théologie et pasteur à Genève. Il est le premier recteur de l'Académie que Calvin vient de fonder à Genève en 1559.

Lors de la première guerre de religion, il est aumônier de l'armée de Condé. Il dirige la délégation protestante au Colloque de Poissy (1561). Il préside le synode de la Rochelle en 1571 durant lequel la Confession de foi des Églises réformées de France est adoptée.

De retour à Genève en 1563, il succède à Calvin à la direction de l'Église de Genève et reste le fidèle continuateur de son œuvre. Il assure après lui la direction ecclésiastique et intellectuelle du mouvement réformé international.

Il compose une tragédie biblique Abraham sacrifiant en 1550, peut-être l'œuvre littéraire la plus accomplie qu'il ait laissée, œuvre qui mêle habilement l'héritage humaniste et la conscience chrétienne.

La Confession de la foi chrétienne, parue en français en 1559, puis en latin en 1560 résume de façon systématique la doctrine réformée.

En 1561, continuant l'œuvre entreprise par Clément Marot, Théodore de Bèze termine la transposition desPsaumes en vers français, qui seront ensuite mis en musique dans le Psautier de Genève.

Du droit des magistrats sur leurs sujets fait partie des ouvrages écrits par des auteurs protestants à la suite de la Saint-Barthélemy et qui légitiment une résistance constitutionnelle à l'égard d'un gouvernement devenu tyrannique. Avec cet ouvrage, Théodore de Bèze fait partie des monarchomaques.

Sa Correspondance est considérable. Elle est échangée avec les théologiens, les hommes politiques et les écrivains de l'Europe entière.


Jean Calvin (1509-1564)(voir ci-dessous)


Nos sources, nos références :

extrait de Wikipedia, 11 juillet 2013

Martin Luther, né le 10 novembre 1483 à Eisleben, en Thuringe (Allemagne) et mort le18 février 1546 dans la même ville, est un moine augustin allemandthéologien, professeur d'université, père du protestantisme et réformateur de l'Église dont les idées exercèrent une grande influence sur la Réforme protestante, qui changea le cours de la civilisation occidentale.

Il défie l'autorité papale en tenant la Bible pour seule source légitime d'autorité religieuse. Selon Luther, le salut de l'âme est un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans intercession possible de l'Église.

Le 3 janvier 1521, il reçoit la bulle Decet romanum pontificem qui lui signifie son excommunication. Après les nombreux débats théologiques du haut clergé, l'empereur du Saint-Empire romain germanique et roi d'EspagneCharles Quint, convoque Martin Luther en 1521 devant la diète de Worms (Rhénanie-Palatinat, Allemagne). Un sauf-conduit lui est accordé afin qu'il puisse s'y rendre sans risques. Devant la diète de Worms, convoquée la même année, il refuse à nouveau de se rétracter, se déclarant convaincu par le témoignage de l'Écriture et s'estimant soumis à l'autorité de la Bible plutôt qu'à celle de la hiérarchie ecclésiastique. L'édit de Worms décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l'Empire.

Il est alors accueilli par son ami l'électeur de Saxe Frédéric III le Sage, au château de Wartbourg, où il compose ses textes les plus connus et les plus diffusés grâce, entre autres, à l'imprimerie à caractères mobiles et en alliage de Johannes Gutenberg.

Martin Luther est également connu pour avoir effectué une traduction de la Bible en allemand et dont l'impact culturel est primordial, tant pour les fondements de la langue allemande que pour la fixation des principes généraux sur l'art de la traduction. Ses prises de position radicales sur les Juifs furent utilisées par les nazis. Pour cette raison, et pour les aspects révolutionnaires de sa théologie, son héritage a suscité et continue de susciter de multiples controverses.


Sur les vitraux du temple de Reims, Martin Luther est absent.


Jean Calvin (né Jehan Cauvin ; 10 juillet 1509 - 27 mai 1564) était un théologien et un pasteur français durant la Réforme protestante. Il fut le principal responsable du développement d'un courant de pensée théologique qui fut par la suite appelé calvinisme.

Après des études de droit, Calvin rompit avec l'église catholique romaine vers 1530. Du fait des persécutions contre les protestants en France, Calvin se réfugia à Bâle en Suisse où il publia la première édition de son œuvre maîtresse, l'Institution de la religion chrétienne en 1536. La même année, il fut recruté par Guillaume Farel pour aider à la réforme de l'église à Genève. Le conseil municipal résista à l'application des idées de Calvin et de Farel et les deux hommes furent expulsés. À l'invitation de Martin Bucer, Calvin se rendit à Strasbourg où il devint pasteur d'une église de réfugiés français. Il continua de soutenir le mouvement réformateur à Genève et fut finalement invité à revenir dans la ville.

Après son retour, Calvin introduisit une nouvelle liturgie et des idées politiques novatrices malgré l'opposition de plusieurs puissantes familles de la ville qui tentèrent de s'opposer à son autorité en particulier via le procès de Michel Servet. L'arrivée de réfugiés favorables à Calvin et de nouvelles élections permirent néanmoins d'évincer ses opposants du conseil municipal. Calvin passa les dernières années de sa vie à promouvoir la Réforme à Genève et dans toute l'Europe.

Calvin était un polémiste et un écrivain apologétique infatigable qui provoqua de nombreuses controverses. Il échangea également des lettres cordiales et favorables avec de nombreux réformés comme Philipp Melanchthon et Heinrich Bullinger. En plus de l'Institution, il rédigea des essais sur la plupart des livres de la Bible de même que des traités de théologie et des confessions de foi. Il réalisait régulièrement des sermons dans tout Genève. Calvin fut influencé par la tradition augustinienne qui le poussa à disserter sur les concepts de prédestination et de la souveraineté absolue de Dieu dans la rédemption et dans la damnation. Les écrits et les prêches de Calvin ont fourni la base de la branche de la théologie qui porte son nom. Les églises réformées et presbytériennes ont depuis propagé la pensée de Calvin dans le monde entier.


L'un des vitraux de notre temple représente Jean Calvin.

L'autre grand théologien de la Réforme, absent des vitraux est Philipp Melanchton. Nous en parlerons dans une prochaine rubrique.